{"id":1798,"date":"1989-02-11T17:25:27","date_gmt":"1989-02-11T22:25:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.yvancliche.org\/?p=1798"},"modified":"2021-03-06T15:50:09","modified_gmt":"2021-03-06T20:50:09","slug":"place-a-lintrapreneurship","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.yvancliche.org\/?p=1798","title":{"rendered":"Place \u00e0 l&rsquo;intrapreneurship"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #000000;\">Magazine Courants, janvier-f\u00e9vrier 1989<\/span><\/p>\n<p>Le 26 janvier, <span style=\"color: #000000;\">la Fondation de l&rsquo;entrepreneurship <\/span><span style=\"color: #000000;\">tenait son colloque annuel. Au <\/span><span style=\"color: #000000;\">programme, l&rsquo;application du concept, mais cette fois\u00a0\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une organisation. C&rsquo;est l&rsquo;intrapreneurship.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Le concept <\/span><span style=\"color: #000000;\">d&rsquo;intrapreneurship est devenu une id\u00e9e force des maitres\u00a0\u00e0 penser du manage\u00adment. Comme pour toutes les id\u00e9es en gestion, des consultants en font l&rsquo;apologie aupr\u00e8s des chefs d&rsquo;entreprise, des auteurs viennent grossir chaque ann\u00e9e\u00a0le nombre de livres \u00e9crits sur le sujet.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Le colloque, L&rsquo;intrapreneurship, g\u00e9n\u00e9ra\u00adteur de d\u00e9veloppement \u00e9conomique, tenu\u00a0\u00e0 Montr\u00e9al en janvier, a r\u00e9uni 400 partici\u00adpants. Ce succ\u00e8s t\u00e9moigne de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des chefs d&rsquo;entreprise pour l&rsquo;id\u00e9e que d\u00e9fend maintenant depuis plusieurs ann\u00e9es la Fondation de l&rsquo;entrepreneurship, dont le pr\u00e9sident est Paul-A. Fortin. Car, l&rsquo;intra\u00adpreneurship, ca d\u00e9range. Bernard Lamarre, un des entrepreneurs les plus connus du Qu\u00e9bec et du Canada, l&rsquo;exprime claire\u00adment : \u00ab Un intrapreneur, c&rsquo;est g\u00e9n\u00e9rale\u00adment quelqu&rsquo;un qui d\u00e9range l&rsquo;ordre \u00e9tabli. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">G\u00e9rer les diff\u00e9rences<br \/>\n<\/span><\/strong><span style=\"color: #000000;\">Si l&rsquo;intrapreneurship n&rsquo;a pas encore gagn\u00e9 la faveur de tous, cette id\u00e9e de per\u00admettre aux employ\u00e9s de prendre des ris\u00adques, d&rsquo;\u00eatre des entrepreneurs intra muros pour mener\u00a0\u00e0 terme des projets auxquels ils croient s&rsquo;imposera. L&rsquo;intra\u00adpreneurship n&rsquo;est pas, en effet, une id\u00e9e de professeur en mal de th\u00e9orisation et de reconnaissance. II s&rsquo;agit plutot d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne li\u00e0 \u00e0\u00a0la fois\u00a0\u00e0 des forces \u00e9conomi\u00adques et\u00a0\u00e0 des aspirations individuelles. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Forces \u00e9conomiques : fusions, acquisi<\/span><span style=\"color: #000000;\">tions, concurrence \u00e9trang\u00e8re refl\u00e8tent les nouveaux imp\u00e9ratifs des march\u00e9s. Les changements sont de plus en plus rapides, les besoins de plus en plus sp\u00e9cifiques. L&rsquo;\u00e9conomie n&rsquo;est plus nationale, mais mondiale. Dans maints secteurs <\/span><span style=\"color: #000000;\">d&rsquo;activit\u00e9s, les joueurs sont plus gros, et la comp\u00e9tition n&rsquo;en est que plus vive. Ceux qui r\u00e9ussiront seront ceux qui innoveront, qui flaireront les occasions avant les autres, ceux qui, en somme, prendront des risques. Or, pour innover, il faut miser sur les employ\u00e9s. Plus question de g\u00e9rer de fa\u00e7on traditionnelle. \u00ab Les \u00e9l\u00e9ments du management classique ne r\u00e9pondent plus\u00a0\u00e0 ce dont ont besoin les organisations, soutient Jacques Filion, professeur de management\u00a0\u00e0 l&rsquo;Universite du Qu\u00e9bec\u00a0\u00e0 Trois-Rivi\u00e8res. Il faut dor\u00e9navant de nou\u00advelles mani\u00e8res de faire qui s&rsquo;appuient sur l&rsquo;innovation, la valorisation du change\u00adment, l&rsquo;apprentissage individuel, la gestion du risque. En somme, dans les grandes organisations, on doit apprendre\u00a0\u00e0 g\u00e9rer les diff\u00e9rences. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Aspirations individuelles : plus scolaris\u00e9s, les individus cherchent dans leur travail une mani\u00e8re de s&rsquo;\u00e9panouir, de se valori\u00adser sur les plans individuel et social. Ils ne veulent pas \u00eatre de simples ex\u00e9cutants. L&rsquo;entreprise qui n&rsquo;offre pas cette possibi\u00adlit\u00e9 ni un climat de travail stimulant per\u00addra ses meilleurs \u00e9l\u00e9ments, au profit des autres, bien souvent des concurrents. Elle doit donc permettre a ses employ\u00e9s d&rsquo;utili\u00adser au mieux leur potentiel. En donnant <\/span><span style=\"color: #000000;\">libre cours, dans un certain cadre,\u00a0\u00e0 l&rsquo;initiative personnelle, la firme y gagne non seulement sur le plan financier, mais aussi sur le plan de la gestion de ses ressources humaines, par exemple en termes de productivit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00ab Le concept d&rsquo;intrapreneurship est porteur de valeurs qui concordent tout \u00e0 fait avec cette double mutation : concurrence accrue et ouverture des march\u00e9s. J&rsquo;y trouve un concept marquant pour le d\u00e9veloppement de l&rsquo;entreprise, en m\u00eame temps qu&rsquo;enrichissant pour l&rsquo;organisation \u00bb, analyse Pier Jadoul, vice-pr\u00e9sident, Exploitation du r\u00e9seau, chez Bell Canada. Une entreprise qui a son Club des entrepreneurs et un syst\u00e8me de reconnaissance offrant des primes jusqu&rsquo;\u00e0 20 000 $.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">Tout pour \u00e9viter l<\/span><span style=\"color: #000000;\">a bureaucratisation<br \/>\n<\/span><\/strong><span style=\"color: #000000;\">Tous les employ\u00e9s d&rsquo;une organisation ne sont pas intrapreneurs. Normal. Il faut, effet, des gens pour g\u00e9rer ce que d&rsquo;autres inventent et mettent sur pied. Selon une \u00e9tude men\u00e9e en 1985 \u00e0 la Southwest Bell Telephone Corporation aux \u00c9tats\u00ad-Unis, 17 % des employ\u00e9s rassembleraient toutes les qualit\u00e9s des v\u00e9ritables entrepreneurs : curiosit\u00e9, audace, ambition, grande confiance en soi, capacit\u00e9 de prendre et de supporter les risques, forte motivation de cr\u00e9er, d&rsquo;am\u00e9liorer. Autant d&rsquo;attributs qui font de l&rsquo;intrapreneur<br \/>\n\u00ab tout <\/span><span style=\"color: #000000;\">r\u00eaveur qui se r\u00e9alise \u00bb, selon l&rsquo;expression de Gifford Pinchot, consultant am\u00e9ricain qui a invent\u00e9 le terme intrapreneurship et l&rsquo;un des plus solides d\u00e9fenseurs du concept.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Il en va de l&rsquo;intrapreneurship comme des plantes : il ne peut germer et se d\u00e9ployer qu&rsquo;en terrain fertile. Bernard Lamarre, pr\u00e9sident et chef de la Direction de Lava\u00adlin, raconte qu&rsquo;en fait, \u00ab l&rsquo;intrapreneurship v\u00e9ritable, je pense que cela ne peut \u00eatre que le fruit d&rsquo;une culture d&rsquo;entreprise qui d\u00e9teint sur chaque nouvel arrivant dans l&rsquo;organisation. \u00bb\u00a0Comme il le dit si bien, il est p\u00e9rilleux de parler d&rsquo;intrapreneurship sans s&rsquo;attaquer\u00a0\u00e0 l&rsquo;ensemble de la philo\u00adsophie de gestion.<\/p>\n<p>Plusieurs mod\u00e8les de management ont \u00e9chou\u00e9 parce que les gestionnaires ne se sont pr\u00e9occup\u00e9s que d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment de l&rsquo;organisation, sans tenir compte de l&rsquo;ensemble, mentionne <\/span><span style=\"color: #000000;\">Bernard Lamarre. L&rsquo;intrapreneurship con\u00adnaitra les m\u00eames d\u00e9boires si cette erreur est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, avertit-il. \u00ab Il serait dommage que l&rsquo;on r\u00e9serve le m\u00eame sort\u00a0\u00e0 l&rsquo;intrapre\u00adneurship, qui constitue pourtant un fac\u00adteur determinant dans le maintien de la capacit\u00e9 concurrentielle de nos entre\u00adprises. \u00bb<\/p>\n<p>Gilles Ouimet, premier vice-pr\u00e9sident, Marketing, chez Pratt &amp; Whitney, ajoute : \u00ab L&rsquo;intrapreneurship est une condition sine qua non de notre sur\u00advie dans les ann\u00e9es 90. La difficult\u00e9 pre\u00admi\u00e8re demeure la structure organisation\u00adnelle herit\u00e9e du taylorisme. Nous avons besoin de leaders qui acceptent de donner des responsabilit\u00e9s\u00a0\u00e0 leurs \u00e9quipes. Si ca r\u00e9ussit, nous aurons le meilleur de deux mondes : le dynamisme des PME et les moyens des grandes organisations. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;intrapreneurship requiert donc des conditions particuli\u00e8res. \u00c0 ce titre, la com\u00admunication interne joue un r\u00f4le crucial, comme le souligne Bernard Lamarre. Son objectif :\u00a0\u00ab Maintenir le climat de fiert\u00e9 et la confiance necessaires pour qu&rsquo;aient envie, ceux qui ont des id\u00e9es, d&rsquo;en faire profiter l&rsquo;entreprise. \u00bb Faire en sorte, aussi, que tous soient inform\u00e9s. Car, sans infor\u00admation, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;innovation. Pour mieux faire circuler cette information, on tente, chez Lavalin, d&rsquo;assouplir au maxi\u00admum la structure administrative. Au lieu d&rsquo;\u00e9crire, on utilise le t\u00e9l\u00e9phone. Tout pour \u00e9viter la bureaucratisation, ennemi jur\u00e9 de l&rsquo;intrapreneurship.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Pour innover, l&rsquo;individu doit se sentir bien dans l&rsquo;entreprise, pense-t-on chez Bell. La haute direction doit soutenir et valoriser l&rsquo;intrapreneur. \u00ab Elle doit cr\u00e9er un climat, des situations favorables pour permettre \u00e0 l&rsquo;intrapreneur de r\u00e9aliser ses ambitions. Mieux, l&rsquo;entreprise doit d\u00e9velopper un fort sentiment d&rsquo;appartenance pour qu&rsquo;il se <\/span><span style=\"color: #000000;\">sente parfaitement chez lui, avance Pierre Jadoul de Bell Canada.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Besoin d&rsquo;un terrain fertile, avons-nous dit. Voici encore quelques composantes. L&rsquo;or\u00adganisation est favorable aux changements et les consid\u00e8re comme autant d&rsquo;occa<\/span><span style=\"color: #000000;\">sions d&rsquo;affaires, ainsi que le con\u00e7oit Jean Bouchard, vice-pr\u00e9sident-directeur g\u00e9n\u00e9ral, Laurentienne G\u00e9n\u00e9rale.\u00a0\u00ab Mais plus l&rsquo;entreprise grandit, plus la syst\u00e9matisation de ses activit\u00e9s apparait. Il devient difficile de concilier ce ph\u00e9nom\u00e8ne avec <\/span><span style=\"color: #000000;\">la spontan\u00e9it\u00e9 des intrapreneurs. Nous n&rsquo;avons pas encore vraiment trouv\u00e9 de solution. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;entreprise a un syst\u00e8me de r\u00e9compense qui encourage l&rsquo;intrapreneur et est tol\u00e9\u00adrante face aux erreurs et aux \u00e9checs qui peuvent survenir. De plus, elle est d\u00e9cen\u00adtralis\u00e9e. Selon Jacques Filion, \u00ab l&rsquo;<\/span><span style=\"color: #000000;\">entre\u00adprise intrapreneuriale peut \u00eatre celle o\u00f9 on arrive\u00a0\u00e0 \u00e9tablir des structures assez <\/span><span style=\"color: #000000;\">d\u00e9centralis\u00e9es pour qu&rsquo;un bon nombre de personnes travaillent en quelque sorte pour elles-m\u00eames.\u00a0\u00c0 la limite, l&rsquo;entreprise intrapreneuriale devient une conf\u00e9d\u00e9ra\u00adtion d&rsquo;entreprises o\u00f9 les intrapreneurs dirigent et d\u00e9veloppent leurs unit\u00e9s comme des entrepreneurs le feraient pour leur propre entreprise. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">Les syndicats<br \/>\n<\/span><\/strong><span style=\"color: #000000;\">Tout un programme\u00a0! Qui exige la compli\u00adcit\u00e9 de tous, et notamment des syndicats. Selon Ghislain Dufour, pr\u00e9sident du Conseil du patronat du Quebec, l&rsquo;intrapre\u00adneurship requiert une plus grande sou\u00adplesse dans les relations de travail et dans le mode de gestion des employ\u00e9s. Difficile de concilier la rigidit\u00e9 des conventions col\u00adlectives avec la flexibilit\u00e9 dont a besoin l&rsquo;intrapreneur pour mener terme son projet. Des exemples : les clauses r\u00e9gis\u00adsant l&rsquo;anciennet\u00e9, les horaires de travail, la classification des emplois, la r\u00e9mun\u00e9ra<\/span><span style=\"color: #000000;\">tion. Comme on le voit, l&rsquo;effort\u00a0\u00e0 faire est majeur. Devant un tel programme, Louis Laberge, en vieux routier du syndicalisme, r\u00e9pond qu&rsquo;il est bien pr\u00eat\u00a0\u00e0 s&rsquo;asseoir et\u00a0\u00e0 regarder les conventions collectives. Mais le pr\u00e9sident de la FTQ \u00e9tait surtout fier\u00a0\u00e0 ce colloque de parler de l&rsquo;entrepreneur\u00adship de sa centrale, du Fonds de solidarit\u00e9 des travailleurs du Qu\u00e9bec. Curieuse impression d&rsquo;entendre une f\u00e9d\u00e9ration syndicale parler affaires, et des siennes&#8230;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Le secteur public<\/strong><br \/>\nEst-ce illusoire de parler d&rsquo;intrapreneur\u00adship dans le secteur public ? Si plusieurs y voient l\u00e0 une contradiction, Jocelyn Jac\u00adques, president de l&rsquo;Office des ressources humaines au gouvernement du Qu\u00e9bec, avance l&rsquo;id\u00e9e contraire ! \u00ab Le secteur public, dit-il, a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des plus novateurs au Qu\u00e9bec au cours des derni\u00e8res d\u00e9c\u00e9n\u00adnies. \u00bb Vlan ! Voil\u00e0 pour les d\u00e9tracteurs des serviteurs de l&rsquo;\u00c9tat, trop souvent injustement consid\u00e9r\u00e9s comme des tra\u00advailleurs incapables d&rsquo;initiative.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les fonctionnaires sont capables de beaucoup de cr\u00e9ativit\u00e9, dit Jocelyn Jacques. Mais ils devront se r\u00e9ajuster, s&rsquo;adapter \u00e0 <\/span><span style=\"color: #000000;\">la nouvelle r\u00e9alit\u00e9 de la d\u00e9croissance. \u00ab Auparavant on pensait qu&rsquo;innover, <\/span><span style=\"color: #000000;\">c&rsquo;\u00e9tait croitre, grossir. Cela pr\u00e9supposait un plan d&rsquo;ensemble, en un mot, une d\u00e9marche totalisante. Nous sommes encore, en g\u00e9n\u00e9ral, accroch\u00e9s\u00a0\u00e0 cette conception de l&rsquo;innovation. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;innovation veut dire autre chose. Cela veut dire, entre autres, r\u00e9soudre des pro\u00adbl\u00e8mes sp\u00e9cifiques. Aux petits probl\u00e8mes, apporter des solutions nouvelles. Y aller pas\u00a0\u00e0 pas, de fa\u00e7on pragmatique, modeste, mais efficace. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Le d\u00e9fi, rappelle Jocelyn Jacques,\u00a0se situe au niveau des gestionnaires. Il faut chan\u00adger leurs attitudes, en fait \u00ab d\u00e9bureaucra\u00adtiser \u00bb leur gestion. \u00ab <\/span><span style=\"color: #000000;\">La bureaucratie, \u00e7a s\u00e9curise. Or, l&rsquo;innovation et la s\u00e9curit\u00e9, ca ne va pas ensemble. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">De l&rsquo;utopie, tout cela ? Non, soutient Jocelyn Jacques. La comp\u00e9tition com\u00admence\u00a0\u00e0 poindre entre les fonctions publi\u00adques. Quoi ? Jocelyn Jacques s&rsquo;explique : \u00ab <\/span><span style=\"color: #000000;\">La qualit\u00e9 des services offerts par les gouvernements, le niveau de taxation, etc., tout cela influence les investisse\u00adments \u00e9trangers et, partant, la situation \u00e9conomique. Avec la comp\u00e9tition qui s&rsquo;in\u00adtensifie par suite de la lib\u00e9ralisation des \u00e9changes mondiaux, nous devons offrir des conditions avantageuses par rapport\u00a0\u00e0 nos voisins non seulement du Canada, mais du Nord-Est des \u00c9tats-Unis. \u00bb Fini le temps des bureaucrates, place aux intra\u00adpreneurs, priv\u00e9s et publics. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Magazine Courants, janvier-f\u00e9vrier 1989 Le 26 janvier, la Fondation de l&rsquo;entrepreneurship tenait son colloque annuel. Au programme, l&rsquo;application du concept, mais cette fois\u00a0\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une organisation. C&rsquo;est l&rsquo;intrapreneurship. Le concept d&rsquo;intrapreneurship est devenu une id\u00e9e force des maitres\u00a0\u00e0 penser du manage\u00adment. 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