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Bonne (longue) saison de hockey à RDS et TVA Sports

Huffington Post, 13 octobre 2016

La saison de nos Canadiens de Montréal débute le 13 octobre 2016, ce qui nous lancera (nous: les amateurs!) dans une longue promenade, parfois excitante, parfois ennuyante, de quelque 82 matchs de hockey de nos favoris.

Cela en fait des heures de hockey à écouter, d’une oreille attentive ou discrète, la description et les commentaires de la vaste confrérie des «spécialistes» de la chose hockey qui sévissent à RDS et à TVA Sports.

Dans mon cas, je confie que j’aime la plupart d’entre eux.

À les voir et à les entendre sur une base périodique, on s’y attache, si bien qu’on aurait tendance à les aborder dans la rue comme des amis…

À RDS, le maître reste Pierre Houde, avec sa verve impeccable, sa bonne humeur communicative. Il est très professionnellement assisté par Marc Denis dans l’analyse des matchs, un ex-gardien de but professionnel parfaitement bilingue, à la voix juste et posée.

On est aussi bien servi à TVA Sports, une chaîne où les protagonistes déploient beaucoup d’énergie et de vivacité à nous garder intéressés au hockey et à ses techniques, souvent en faisant appel à d’anciens joueurs québécois qui ont connu cet univers de l’intérieur durant plusieurs années, et pour diverses équipes. TVA Sports va jusqu’à offrir aux amateurs une nouvelle émission quotidienne, Lavoie-Dubé, qui va concurrencer directement le populaire 5 à 7 de RDS.

Pour ma part, j’ai trois légères récriminations à faire à quelques-uns (surtout des messieurs) de ces professionnels qui font du suivi pas à pas du hockey leur pain quotidien.

La première: encore trop de fautes de français

On ne parle pas de graves lacunes, mais lacunes quand même.

On entend encore trop «adresser» la situation, au lieu de «faire face à la situation», parfois même «vous pouvez adresser une question à nos animateurs», au lieu de «poser une question».

Sans compter les anglicismes qui tous ont pourtant un équivalent en français : «one-timer», j’aime encore bien mieux «tir sur réception»…

Le verbe «s’assir» au lieu de «s’asseoir» me fait grincer des dents, ou l’emploi de formules bancales en lien avec les pronoms, là où il y a probablement le plus de lacunes chez nos commentateurs: comme dans la formule «la question qu’on connait pas la réponse» plutôt que «la question dont on ne connait pas la réponse».

Parenthèse: ce même commentaire sur les fautes de français pourrait être fait à propos de l’entraîneur du CH, Michel Therrien. En expression verbale, Michel Therrien souffre de la comparaison avec d’autres entraineurs québécois de la LNH, Guy Boucher à Ottawa ou Alain Vigneault à New York, qui ont la parole plus fluide. Mais on me rétorquera, à raison, que l’entraineur des Canadiens n’est pas payé pour bien parler et qu’il a déjà assez sur les épaules à faire gagner son équipe sous la loupe du Québec entier, le pauvre homme…

L’exagération

Ma deuxième critique: l’exagération dans les qualificatifs utilisés pour souligner la performance des joueurs. On aimerait rappeler à ces professionnels de la communication que «tout ce qui est excessif est insignifiant», selon la bonne formule d’un éminent personnage de l’Histoire française (Talleyrand).

Quand un simple arrêt d’une rondelle lancée directement sur le gardien de but Carey Price, qui n’a donc presque rien à faire que de rester sur place, devient «miraculeux», on perd la foi dans les vrais miracles!

Quand une passe bien exécutée devient «magistrale», on ne sait plus ce que le commentateur pourra dire quand un jeu sera effectivement…magistral.

Il faudrait rappeler à ces spécialistes que les joueurs que nous avons devant nous font de la pratique de leur sport leur gagne-pain quotidien.

On s’attend effectivement à voir ces jeunes hommes nous confectionner de beaux jeux, eux qui, tous les jours, vont sur la glace pour perfectionner leur art et ainsi «performer» devant des audiences dévouées.

On comprend qu’il faille garder le spectateur sur le qui-vive, mais à force de crier au loup dit l’adage, on ne prête plus attention aux alarmes…

Diversité des commentaires

Enfin, on aimerait plus de diversité dans les commentaires: pas assez de mise en perspective historique ; pas assez d’utilisation des nouvelles approches du hockey, dont les statistiques avancées.

On aimerait que nos experts hockey décollent un peu de l’actualité du moment, pour nous faire apprécier d’autres facettes de notre sport national. Il y a en effet toute une richesse d’analyses et d’informations qui restent inexploitées. Un filon à exploiter, d’autant que 2017 sera le 100e anniversaire de la Ligue nationale de hockey.

Ceci dit, à l’aube d’une nouvelle et longue saison, une bonne tape dans le dos aux comparses de L’Antichambre et de Dave Morissette en direct et aux autres bienveillants gourous du hockey qui occuperont, pour notre bon plaisir, plusieurs de nos longues soirées d’hiver…

 

African media call on each other to play a crucial role in climate change

Outreach, South Africa, 25 juin 2011

The media have had a strong voice at the Climate Investment Funds (CIF) Partnership Forum in Cape Town, reiterating the fundamental role media and communications has in sensitizing policy makers and African communities to the challenges of climate change.

However fundamental to their futures, governments and people across the continent remain poorly informed of what climate change really means for them. This is compounded by the current predominant state of the media, which is under resourced across many African nations, including those most vulnerable to climate change.

The African media is still not organized by area of specialty, with stories linked to climate change falling under environmental reports if such a portfolio exists within an individual publication or most likely climate change related news is covered in an ad hoc fashion by general reporters and editors.

Few journalists understand the nuances of climate change, its implications for the continent and the mammoth task ahead for the continent both in terms of adapting to various implications, as weil as galvanizing a young generation on a continent receiving the most prolific combination of population and economic growth.

Media participants at the CIF meetings agreed that the effects of climate change in Africa are real: desertification and severe water shortages, for example were highlighted. lt is this initial stage of understanding that needs to be capitalized on, with journalists facilitated, through targeted capacity building to portray such issues in the context of their readership and importantly engage policy players on these issues.

What will it take to raise awareness on environmental matters in Africa? At the local level, the media at the GIF partnership commented that focus should be put on education to increase the quantity and quality of information on the effects of climate change. This allows a connection with the readership at an emotive level to galvanize action relating to what an individual can do on a daily basis to help conserve the world’s resources and reduce their individual contribution to global climate change.

Africa’s media, despite its lack of resources, can raise awareness through good story telling, and by using low-cost tools, like social media which are rapidly increasing in popularity across the continent. In addition international organizations need to facilitate a targeted approach to increase capacity amongst journalists and to convene more training session’s, both focusing on content of publications and attaining a balance between scientific tact and emotive engagement. lt should also focus on how African journalists can link into existing networks and expertise housed on the continent.

In this manner effort will be placed on building up existing resources and connecting partners, the advantage of this is an imbedded knowledge of the readership they are targeting. As the media gathered at the CIF Partnership have reiterated « we need a cultural adjustment policy », emphasizing the magnitude of the task facing climate change advocates on the continent.