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C.D. ET D.D. : départs et démissions

Polémique, 5 décembre 1985

Depuis le milieu de la session, un vent de désaffectation a insidieusement fait son entrée parmi les élus étudiants, du département de sciences politiques. Déjà, trois démissions ont été enregistrées et les potins estudiantins font état de deux autres départs pour le début du prochain trimestre.

Certes pur tous ceux mêlés de près ou de loin aux activités de notre département, il y a là de quoi s’inquiéter et se questionner. Contrairement à d’autres associations qui jouissent d’une bonne participation des étudiants, la nôtre semble manquer, cette année, de la stabilité nécessaire au fonctionnement d’une organisation qui se voudrait solide et efficace.

Sans tomber dans de douces banalités moralisatrices, il faut toutefois signaler que la désaffectation actuelle engage la responsabilité des élus étudiants. Tous ceux qui ont été élu l’ont été de leur propre gré, et pour un mandat d’un an. Comment expliquer, dès lors, qu’il y ait autant de démissions, et d’un seul coup ?

Tous les démissionnaires ont invoqué des raisons personnelles. Ces raisons sont sûrement très valables, et là-dessus, nous ne voulons pas nous attarder. Cependant, il est difficile de ne pas rattacher ces abdications successives à la force d’une vague de désabusement en face de laquelle plusieurs de nos élus ont malheureusement cédé.

Il y a fort à parler, en effet, que plusieurs de ces départs n’auraient pas eu lieu si l’association, dans son ensemble avait démontré plus d’acharnement et de dynamisme. Les nouveaux élus pourront peut-être amener plus d’entrain au C.D. et rehausser la qualité de la participation des étudiants au département. C’est beaucoup leur demander, mais c’est à souhaiter.

Vie étudiante : une inquiétante apathie

Le Motdit, 11 mars 1980

Un fait notoire lorsqu’on s’intéresse à la vie étudiante de notre CEGEP (Édouard-Montpetit, Longueuil) : il s’agit de l’insensibilité et de l’indolence qui règnent chez la majorité des étudiants.

En effet, alors qu’autrefois la plupart des élèves fréquentant une institution scolaire s’intéressaient vivement à la vie de leur milieu, on constate, de nos jours, une passivité et une absence presque totale de mouvements de contestations de la plupart des étudiants.

À Édouard-Montpetit, par exemple, ce sont toujours les mêmes visages que l’on retrouve à la tête de l’organisation des différentes activités et ces gens sont sont les premiers à constater le manque d’implication des étudiants lors des assemblées générales, entre autres.

Ces observations, souvent rapportées par les générations antérieures, sont inquiétantes. À l’heure où de nombreux problèmes surviennent ici et là dans le monde, la société a plus que jamais besoin d’une relève active et dynamique, prête à faire face avec vigueur aux fléaux auxquelles elle sera confrontés.