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Côte d’Ivoire: la stabilité sera-t-elle au rendez-vous?

Huffington Post, 11 août 2017

La Côte d’Ivoire est le pays affichant depuis quelques années la plus grande croissance économique en Afrique. Mais tout n’est pas reluisant, loin s’en faut.

L’auteur revient d’un séjour de deux semaines à Abidjan.

Il faisait bon de voir Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, se préparer activement aux Jeux de la Francophonie, qu’elle a accueillis du 21 au 30 juillet 2017, et réussir la cérémonie d’ouverture, avec la présentation des délégations nationales, dont celles, costaudes, du Canada et du Québec.

Aux abords du stade de sport Houphouët-Boigny, dans le quartier Le Plateau à Abidjan, il y avait pas mal de monde, arborant fièrement le T-shirt officiel de cette 8e édition des Jeux.

La cérémonie d’ouverture a attiré des jeunes, enthousiastes, et des dignitaires, notamment le président du pays, Alassane Ouattara, et la secrétaire générale de la Francophonie, la Québécoise Michaëlle Jean. La ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, Christine St-Pierre était aussi au rendez-vous, à juste titre fière d’annoncer l’ouverture d’un bureau du Québec dans ce pays de plus de 23 millions d’habitants.

Geste bien opportun du Québec : les occasions d’affaires foisonnent pour les entreprises québécoises, dans tous les domaines. Car la Côte d’Ivoire est le pays affichant depuis quelques années la plus grande croissance économique en Afrique.

Une croissance économique spectaculaire
Quel exploit pour ce pays, devenu le moteur de l’économie de l’Afrique de l’Ouest, longtemps empêtré dans des divisions politiques aux relents de guerre civile durant la période 1990-2000.

On s’en souvient, après la mort du président Félix Houphouët-Boigny (1905-1993), ce pays grand producteur de cacao et de noix de cajou a vite plongé dans des eaux troubles, les clivages ayant émergé comme une hydre à plusieurs têtes : séparation entre le Nord, musulman, et le Sud, plus chrétien; tensions ethniques (ethnies baoulé, bété, etc.); écarts économiques entre une élite immensément riche et de grands pans de la population survivant tant bien que mal avec moins de quelques dollars par jour; rivalités personnelles entre des dirigeants politiques peu enclins à faire le moindre compromis en faveur de la stabilité du pays.

En 2011, il aura même fallu l’intervention militaire de la France pour faire respecter les résultats de l’élection présidentielle, soit neutraliser l’ex président, Laurent Gbagbo, depuis emprisonné par la Cour pénale internationale de La Haye, et instaurer comme dirigeant légitime Alassane Ouattara, maintenant 75 ans, réélu en 2015.

Depuis, un calme relatif règne dans le pays, et les signes de dynamisme sont visibles: à Abidjan, 4,3 millions d’habitants, les hôtels ont retrouvé leur lustre, les restaurants tournent à bon régime, des infrastructures, quoi qu’encore déficientes, comme le rappellent les congestions monstres, ont été construites, d’autres sont en élaboration. La construction immobilière est en plein essor. Et la Banque africaine de développement, l’organisme phare de développement en Afrique, est revenue, avec deux édifices remplis au centre-ville d’Abidjan, elle qui avait dû opérer depuis Tunis entre 2003 et 2014.

La croissance économique est vigoureuse, de 10,7% en 2012, 9,2% en 2013, 8,5% en 2014, 9,5% en 2015. Les investisseurs étrangers, français notamment (près de 20 000 Français vivent dans le pays) répondent à l’appel. Les quelque 80 000 Libanais que compte le pays, et dont les affaires représentent 8 % du PIB ivoirien, croient au potentiel de la Côte d’Ivoire si l’on en juge leurs investissements, dans tous les secteurs. Et les perspectives de croissance pour les trois prochaines années restent fortes, soit entre 6-8 % par an, selon la Banque mondiale.

Mais tout n’est pas reluisant, loin s’en faut.

Les inégalités persistent
Des visites dans des quartiers populaires d’Abidjan, comme Yopougon, rappellent que cette croissance est encore loin d’être inclusive, pour reprendre les termes favoris des organismes de développement : si l’argent « circule », il n’a pas encore « atteint » une grande partie de la population, encore très jeune et à qui il faut offrir l’espoir d’une vie meilleure. Incluant les femmes, dans ce pays où la parité des sexes est loin d’être acquise.

En 2014, le pays se trouvait ainsi au 172e rang sur 188 pays dans l’indice de développement humain calculé par l’ONU. Les inégalités sont donc encore très fortes : en somme, malgré la croissance économique, l’Ivoirien moyen reste très pauvre.

Il y a aussi sur le plan politique que les perspectives à court terme ne sont pas complètement aux verts. Des mutineries de soldats éclatent çà et là, pour des raisons de non-paiement de primes attendues. Les fonctionnaires demandent des augmentations salariales, et ont fait la grève en janvier dernier sur fond de grogne sociale.

Le président Ouattara a déjà annoncé qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections présidentielles, prévues en 2020. Du coup, les aspirants traditionnels, soit les partisans d’Henri Konan Bédié, de Guillaume Soro, de Laurent Gbagbo, du président actuel et de sa garde rapprochée, sont à plancher sur leur victoire.

Auront-ils la bonne intelligence d’éviter les dérapages, ethniques, géographiques, identitaires, qui avaient pourri le climat politique il y a à peine 20 ans, et perdurer sur la voie de la réconciliation, de l’unité et de la paix ?

C’est l’un des grands défis, sinon le principal défi de la Côte d’Ivoire.

100e anniversaire de la LNH: nos meilleurs souvenirs sportifs

Huffington Post, 18 avril 2017

Ça se bouscule en matière d’anniversaire cette année: l’année 2017 marque en effet le 150e anniversaire de la fondation du Canada; le 375e de la Ville de Montréal; et presque tout aussi important compte tenu de l’importance du hockey dans notre culture nationale: cette année consacre le 100e anniversaire de la naissance de la Ligue nationale de hockey (LNH), fondée à Montréal en 1917.

Sans surprise, une flopée d’ouvrages et de documentaires est attendue, qui permettront de nous remémorer les «faits saillants» de ce premier siècle de hockey. Avec d’autant de plaisir au Québec que le Canadien de Montréal (le CH, nos « Glorieux ») demeure l’équipe la plus auréolée, avec ses 24 coupes Stanley, trophée remis au champion des séries éliminatoires. Une coupe devenue le couronnement suprême du sport professionnel en Amérique du Nord, en raison du nombre d’équipes à affronter et de victoires à aligner durant les séries pour remporter les grands honneurs.

Le livre de Simon Grondin, Les faits saillants du match. Les 100 ans de la LNH (Presses de l’Université Laval, 2017) est un des rares livres en français publiés jusqu’à maintenant à l’occasion de ce premier centenaire.

Professeur de psychologie à l’Université Laval et expert du «temps psychologique», M. Grondin apparaît comme une figure iconoclaste dans l’univers des analystes du hockey. Il a déjà publié un livre hors norme, Le hockey vu du divan, paru en 2012, une singulière incursion dans le monde du hockey sous des angles nouveaux qui permettent de parler en profondeur des manies des joueurs, de leurs salaires, des bagarres, de l’arbitrage, de la latéralité, de l’amour des partisans pour leur équipe, de l’évolution des règles du hockey.

Le professeur Grondin en remet sur le métier, et profite de ce 100e anniversaire de la LNH pour nous faire de nouveau profiter de son talent de conteur et de gardien de la mémoire de notre sport national.

La LNH : des débuts modestes
Son livre commence par un retour en arrière sur l’histoire du hockey d’avant la LNH et son développement bancal et incertain au Canada et aux États-Unis: plusieurs ligues à vocation professionnelle sont en effet mises en place, avec des durées de vie se limitant souvent à un an.

Mais ce tâtonnement aboutit: la LNH démarre ses activités avec quatre équipes. Deux sont de Montréal: le Canadien et les Wanderers, les autres équipes représentant Ottawa et Toronto. Les Wanderers ne finissent pas la première saison. Québec devait être de l’aventure dès le départ, mais n’intègre la ligue que pour la troisième saison … avant de déménager l’année suivante.

Puis Boston rejoint la ligue en 1924, et New York, Détroit et Chicago entrent aussi dans l’aventure, en 1926. Durant une longue période, soit de 1942 à 1967, la LNH ne compte que six villes représentées: Montréal, Toronto, Boston, Chicago, Détroit, New York. Durant ce deuxième quart de siècle de la LNH, il y a toujours Montréal ou Détroit en finale, sauf en 1962.

L’année 1967-1968 permet enfin une expansion: six autres équipes épousent la LNH. La lancée se poursuit depuis, si bien qu’il y aura l’an prochain 31 équipes nord-américaines dans la LNH, dont sept au Canada. Fait singulier: trois clubs opèrent en Californie et deux en Floride… bref, dans des endroits où la seule glace que l’on voit est celle des cocktails qui nous rafraîchissent de la grande chaleur…

La rivalité historique Canadien-Boston
Un chapitre est consacré à une des plus grandes rivalités du sport professionnel: les affrontements Canadien-Boston en séries éliminatoires. Pour les plus âgés, les souvenirs se bousculeront et pour les plus jeunes, il sera permis de se frotter à des moments historiques de notre club à Montréal.

Savez-vous que ces deux clubs se sont rencontrés quelque 34 fois au printemps, et que le CH a été victorieux… pas moins de 25 fois !

Des séries âprement disputées, remplies de moments uniques de tension et de rivalité, avec les grands noms qui ont marqué le destin des deux équipes: les Orr, Esposito, Bourque chez Boston; les Béliveau, Lafleur, Dryden, Roy, Koivu et tant d’autres chez le CH.

Les derniers chapitres du livre de M. Grondin représentent un défi pour les experts avisés : ce sont des questionnaires testant les connaissances en hockey, groupés par décennie dans un cas et en catégories distinctes (équipes d’étoiles, gagnants de plusieurs Coupes …) dans l’autre. Les réponses sont parfois accompagnées d’un complément d’information qui offre une perspective nouvelle au lecteur. Malgré les millions de partisans au Québec qui suivent notre sport national presque pas à pas, il y a fort à parier que très peu de connaisseurs pourront répondre adéquatement à la majorité des questions soumises…

Bref, une lecture intéressante et instructive, qui nous replonge dans des moments uniques ayant défini l’évolution du hockey de la LNH. À recommander autant pour les partisans occasionnels que pour les amateurs aguerris…

Communiquer pour changer le monde

par Nataly Rainville
Hydro-Presse, octobre 2015

Conseiller – Affaires institutionnelles, Yvan Cliche a trouvé avec Relations publiques sans frontières une cause qui lui permet de mettre son expertise au profit des pays en développement.

« Mon intérêt pour les affaires internationales remonte à l’adolescence. Puis, pendant mes études de maîtrise en science politique, j’ai passé un an en Algérie et six mois en Tunisie. Quant à mon mémoire de MBA, il a porté sur le développement international d’Hydro-Québec.

« En 2008, j’ai obtenu un congé sans solde afin de réaliser un mandat de trois ans à la Banque africaine de développement, à Tunis. Cette organisation a pour mandat de réduire la pauvreté en Afrique en octroyant des prêts à des taux favorables.

« Ce fut une expérience extraordinaire, sur le plan tant personnel que professionnel. J’étais accompagné de ma conjointe et de mes deux filles. Nous avons notamment vécu de l’intérieur la Révolution tunisienne, qui a mené à la chute du président Ben Ali.

« À mon retour au Québec, en 2011, le président du Cabinet de relations publiques NATIONAL, Luc Beauregard, m’a invité à faire du bénévolat au sein de Relations publiques sans frontières (RPSF). Il avait fondé cet organisme quatre ans plus tôt avec d’autres communicateurs. En plus de siéger au conseil d’administration, je dirige le Comité des projets.

« Essentiellement, RPSF réalise des missions en collaboration avec des organismes partenaires tels qu’Oxfam-Québec, Equitas et Terre sans frontières. Nos interventions bénévoles visent à aider des organismes de pays en développement à utiliser les relations publiques comme levier de progrès. À ma connaissance, RPSF n’a pas d’équivalent dans le monde.

« Comme responsable du Comité des projets, mon rôle consiste à élaborer des projets en partenariat avec des organismes de développement et à trouver les communicateurs bénévoles qui pourront les mener à bien. Je suis impliqué de la définition du mandat au rapport final soumis par le chef de mission.

« À mon arrivée, je m’étais donné pour objectif de faire croître le nombre de missions réalisées. De deux missions par année en 2009, nous en avons réalisé sept en 2013 et autant en 2014.

« Les missions durent d’une à trois semaines. Ce sont des mandats qui marquent les participants : nos chefs de mission reviennent tous enchantés de leur expérience.

« Bien qu’exigeant, le travail que j’accomplis pour RPSF m’apporte une grande satisfaction. Il est gratifiant de constater qu’on peut contribuer, même à petite échelle, à l’essor de projets dans des pays en développement.

« Pour l’heure, RPSF est financé au moyen de dons privés. Notre objectif à moyen terme est d’obtenir du financement public afin d’accroître notre portée et de multiplier les missions. »

Pour en savoir plus : RPsansfrontieres.org

RPSF en bref
À ce jour, RPSF a organisé près de 30 missions en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Les projets contribuent par exemple à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants, à encourager la participation à des programmes de relance agricole ou encore à soutenir des coopératives de commerce équitable.

Polyglotte
Jusqu’à maintenant, RPSF a réalisé des mandats en français, en anglais, en portugais, en espagnol et en arabe.

Pour la cause
Lors de son plus récent événement-bénéfice, RPSF a pu compter sur des conférenciers bien connus : Jean Charest et Pierre-Marc Johnson, anciens premiers ministres du Québec, et Raymond Chrétien, ex-ambassadeur. La tenue de tels événements s’avère une importante source de financement.

Un intérêt marqué
Intéressé par les questions arabes, Yvan Cliche est l’auteur du livre Initiation au développement international (2006) et le coauteur de La dernière croisade : la guerre du Golfe et le rôle caché du Canada (1992). Il a de plus signé plusieurs articles parus dans divers médias québécois. Pour les lire, consultez le www.yvancliche.orgOuverture de la page dans une autre fenêtre.

Centrafrique : Premier ministre sans portefeuille

Texte de Jeune Afrique, 2-8 février 2014

Le vice-président de la Banque de développement de l’Afrique centrale se rêvait gentleman-farmer. Finalement, André Nzapayéké dirige le gouvernement de la transition. Pas vraiment une sinécure !

Lorsqu’il a appris que son ancien collègue de la Banque africaine de développement (BAD) venait d’être nommé, le 25 janvier, Premier ministre du gouvernement de transition centrafricain, le haut fonctionnaire canadien Yvan Cliche a posté depuis Montréal ce message au courrier des lecteurs de J.A. : « Quel revirement dans les plans de vie d’un homme qui me confiait, il y a quelques années, entretenir des rêves de gentleman-farmer dans son pays ! Mais André aime les grands défis, et s’il est un de ses fils sur lequel la République centrafricaine peut compter pour ramener un peu de bon sens dans le pays, c’est bien lui. »

Personne, il est vrai, ne s’attendait vraiment à voir surgir dans le paysage sinistré de la Centrafrique ce technocrate de 62 ans, tout d’abord candidat retoqué à la candidature pour le poste de président de la transition, puis postulant discret à la prima ture, finalement préféré par Catherine Samba-Panza, la nouvelle chef de l’État, à l’incontrôlable Karim Meckassoua.

Encore peu connu de ses compatriotes, André Nzapayéké a mené l’essentiel de sa carrière en dehors des sentiers de l’État et de l’administration, dont il n’est guère familier. Natif de Bangassou, dans le Mbomou, fils d’un pasteur qui fut aussi commerçant, écolier brillant, il décroche une bourse de la Communauté européenne pour suivre des études de sociologie du développement (sanctionnées par un doctorat) et d’anthropologie sociale à l’université d’Amsterdam.

De retour à Bangui au début des années 1980, Nzapayéké y établit un bureau de consultant et milite un court moment au sein du parti d’Abel Goumba, situé à gauche sur l’échiquier politique. Ministre du Développement rural au début des années 1990, sous André Kolingba, il quitte le gouvernement au bout d’un an et fait prospérer son cabinet privé, lequel conseille notamment la coopération du Grand-Duché de Luxembourg, d’où est originaire son épouse. En 2009, il entre à la BAD, où il occupe les postes de président du Conseil du personnel puis d’administrateur chargé de cinq pays d’Afrique centrale, dont le sien.

SOUVENIRS
Candidat malheureux à la présidence de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) en 2011, André Nzapayéké devient en 2012 le vice-président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). Son passage au siège de cette institution, à Brazzaville, ne lui laissera pas que de bons souvenirs : ses rapports avec le Gabonais Michaël Adandé, président de la BDEAC, deviennent vite exécrables, ce qui n’empêchera pas ce dernier de lui téléphoner pour le féliciter de sa nomination à la primature.

Consensuel, Nzapayéké reconnaît volontiers ce qu’il doit à des hommes aussi divers que les ex-présidents François Bozizé (« il m’a beaucoup aidé ») et Michel Djotodia (« nous nous appelions toutes
les semaines ou presque »), ou encore Karim Meckassoua, qui, lorsqu’il était encore ministre, a porté sa candidature à la Cemac. Proche également du président du Sénat congolais, André Obami Itou, le nouveau Premier ministre dirige depuis le 27 janvier un gouvernement de combat majoritairement composé de personnalités originaires du grand Est de la Centrafrique (région dont Catherine Samba-Panza et lui-même sont issus) et à forte composante féminine.

Objectifs prioritaires : sécuriser Bangui pour qu’un semblant d’économie renaisse, puis empêcher une partition de facto du pays entre un Nord « sélékiste » et un Sud « anti-balakiste ». « Une mission de sacrifice », explique André Nzapayéké, qui confie avoir abandonné un portefeuille financièrement plus que confortable à Brazzaville pour un autre, « voisin de zéro » …

FRANÇOIS SOUDAN

Yvan Cliche-Département de science politique

« Jeune, je voulais mieux connaître les autres pays et les autres cultures. La science politique m’est apparue comme un choix logique à cette fin. »

Ayant complété son baccalauréat et sa maitrise en science politique en se spécialisant sur le monde arabe, Yvan Cliche a effectué un MBA en développement international à l’Université Concordia en 1992. Dès lors, il évolue déjà dans le domaine des affaires corporatives à Hydro-Québec avant de se tourner vers le développement international de cette société d’État. En 2007, il se dirige pour un séjour de 4 ans aux affaires extérieures pour la Banque africaine du développement à Tunis. Il occupe ce poste jusqu’en 2011, avant de retourner à Hydro-Québec comme conseiller principal aux affaires internationales.

Ce parcours professionnel se complète par une participation au sein de différents médias, principalement le Devoir et la Presse, dans des commentaires sur la politique internationale et sur les évènements touchant le monde arabe et l’islam. Au plan associatif, Yvan a également pris part à divers conseils d’administration, dont le comité Projet de l’organisme Relations Publiques sans frontières. Cet engouement pour le milieu associatif et le commentaire politique lui vient de ses implications parascolaires, notamment au sein du journal étudiant le Polémique et le journal du campus, qui se nommait Le Continuum à l’époque.

Ses études en science politique ont été déterminantes pour la suite des choses. Elles lui ont permis de prendre conscience d’intérêts à développer et d’amitiés à entretenir. Depuis la fin de ses études, Yvan continue de s’intéresser au commentaire politique. Il écrit toujours dans certains médias, et plus activement sur son blog relayé sur le Huffington Post.

« Je lis des essais politiques avec autant, sinon plus d’intérêt que durant ma période étudiante, et je continue […] à écrire sur ces sujets. »

Selon lui, il est important de profiter à fond du parcours étudiant qui est offert au département et à l’Université. Les possibilités de rencontres et d’implication sont diverses – écouter des conférences, faire des voyages d’études, se faire des amis -, pour Yvan le parcours académique est une période fluide, magique et qui ne se répète pas ensuite.

Porte-parole médias 2012

Tempête Sandy, octobre 2012-quelques articles

https://www.tvanouvelles.ca/2012/11/02/hydro-quebec-envoie-des-monteurs-de-ligne-dans-letat-de-new-york

https://www.journaldemontreal.com/2012/11/02/hydro-quebec-envoie-des-monteurs-de-ligne-dans-letat-de-new-york

https://www.reuters.com/article/idCABRE89S12Y20121029?edition-redirect=ca

https://www.lapresse.ca/international/dossiers/la-tempete-sandy/201211/02/01-4589906-plus-de-400-travailleurs-canadiens-en-renfort-aux-etats-unis.php

https://montreal.ctvnews.ca/sandy-to-bring-90-km-h-winds-to-quebec-1.1014794/comments-7.338784/comments-7.338784/comments-7.338784

Hydro-Québec envía unos 50 trabajadores a EE UU para ayudar en emergencia generada por «Sandy»

https://www.news18.com/news/india/superstorm-sandy-canada-braces-for-impact-519228.html

Textes à la Banque africaine (BAD), 2007-2011

https://www.afdb.org/fr/search/content/yvan%20cliche

Exemple:
https://www.afdb.org/fr/news-and-events/interview-with-afdb-chief-health-economist-bineta-ba-diagne-on-the-occasion-of-the-africa-malaria-day-scheduled-for-april-25-2009-4516

African media call on each other to play a crucial role in climate change

Outreach, South Africa, 25 juin 2011

The media have had a strong voice at the Climate Investment Funds (CIF) Partnership Forum in Cape Town, reiterating the fundamental role media and communications has in sensitizing policy makers and African communities to the challenges of climate change.

However fundamental to their futures, governments and people across the continent remain poorly informed of what climate change really means for them. This is compounded by the current predominant state of the media, which is under resourced across many African nations, including those most vulnerable to climate change.

The African media is still not organized by area of specialty, with stories linked to climate change falling under environmental reports if such a portfolio exists within an individual publication or most likely climate change related news is covered in an ad hoc fashion by general reporters and editors.

Few journalists understand the nuances of climate change, its implications for the continent and the mammoth task ahead for the continent both in terms of adapting to various implications, as weil as galvanizing a young generation on a continent receiving the most prolific combination of population and economic growth.

Media participants at the CIF meetings agreed that the effects of climate change in Africa are real: desertification and severe water shortages, for example were highlighted. lt is this initial stage of understanding that needs to be capitalized on, with journalists facilitated, through targeted capacity building to portray such issues in the context of their readership and importantly engage policy players on these issues.

What will it take to raise awareness on environmental matters in Africa? At the local level, the media at the GIF partnership commented that focus should be put on education to increase the quantity and quality of information on the effects of climate change. This allows a connection with the readership at an emotive level to galvanize action relating to what an individual can do on a daily basis to help conserve the world’s resources and reduce their individual contribution to global climate change.

Africa’s media, despite its lack of resources, can raise awareness through good story telling, and by using low-cost tools, like social media which are rapidly increasing in popularity across the continent. In addition international organizations need to facilitate a targeted approach to increase capacity amongst journalists and to convene more training session’s, both focusing on content of publications and attaining a balance between scientific tact and emotive engagement. lt should also focus on how African journalists can link into existing networks and expertise housed on the continent.

In this manner effort will be placed on building up existing resources and connecting partners, the advantage of this is an imbedded knowledge of the readership they are targeting. As the media gathered at the CIF Partnership have reiterated « we need a cultural adjustment policy », emphasizing the magnitude of the task facing climate change advocates on the continent.

Inga, un des piliers du développement futur de l’Afrique et une solution idoine au changement climatique

Site web de la Banque africaine de développement, 7 juin 2011

Dans un contexte de combat contre le changement climatique, le développement du site d’Inga, en République démocratique du Congo (RDC), représente une opportunité pour l’ensemble de la planète, ont souligné les panélistes d’un séminaire tenu le 7 juin 2011 intitulé «Le projet de développement hydroélectrique d’Inga», tenu dans le cadre des Assemblées annuelles 2011 de la Banque africaine de développement (BAD).

Le séminaire, intitulé La croissance verte : une perspective africaine, s’est penché sur deux sujets, soit la croissance verte et le projet Inga.

Le projet Inga, avantageux sur le plan économique et environnemental
Au plan économique, le développement d’un tel projet de production d’énergie propre implique la réalisation d’un grand volume d’études et de travaux, qui devront s’exécuter selon les meilleures pratiques en cours dans le monde, ont rappelé les auteurs d’un consortium franco-canadien d’une étude sur le développement du site.

L’utilisation de l’hydroélectricité, ressource propre, renouvelable et à coût compétitif pourrait permettre à la RD Congo de se garantir une autosuffisance en matière d’énergie électrique, d’autant plus que le pays dispose d’un immense potentiel hydroélectrique, dont la part économiquement exploitable est estimée à plus de 100 000 mégawatts.

De plus, sur le plan de la production, il pourrait alimenter en énergie propre et fiable, via des interconnexions, tout le continent africain, a indiqué un panéliste.

Au plan environnemental et climatique, le développement du site d’Inga comporte aussi des effets bénéfiques. En effet, l’énergie hydroélectrique constitue une énergie propre qui, dans certaines régions du continent, viendra se substituer à l’énergie d’origine thermique.

Une telle substitution conforterait l’Afrique dans sa position de continent émettrice de faibles émissions de gaz à effet de serre.

La BAD, qui est résolument engagée dans le développement des infrastructures en Afrique, souhaite accompagner le Gouvernement congolais pour identifier les meilleures solutions aux nombreux défis que pose la mise en valeur réussie de cet énorme potentiel. Mais il faudra trouver des solutions ingénieuses, créatives, a souligné le vice-président de la BAD, Bobby Pittman, car ce projet est tout à fait unique en Afrique.

Le secteur financier africain a besoin de plus de compétition

Site web, Banque africaine de développement, 6 juin 2011

Pour se développer et être plus performant, le système financier africain a besoin de plus de compétition, disent des spécialistes de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque mondiale.

Dans un ouvrage intitulé La finance en Afrique : au-delà de la crise, publié par La finance au service de l’Afrique, une organisation hébergée par la BAD, les spécialistes soutiennent qu’une concurrence accrue favoriserait l’innovation financière, l’adoption de nouveaux produits et de nouvelles technologies, et une diversification permettant à la fois un meilleur service aux clients et l’élargissement de ces services à de nouvelles clientèles.

Comment y arriver ? Par la voie de la réglementation, ce qui nécessite l’intervention des gouvernements. «Encourager l’innovation implique est un état d’esprit plus ouvert de la part des organes de régulation», soulignent les experts, qui insistent sur le besoin d’une réglementation souple, qui vise à la fois à assurer la stabilité du secteur, mais aussi son évolution face aux défis posés par le marché financier, sur le plan local, régional et international.

Cet élargissement doit se réaliser tout en accordant une attention accrue aux utilisateurs des services financiers. Une culture financière plus adéquate doit être infusée à la fois aux entreprises et aux ménages, notamment par le développement des compétences financières et l’instauration de cadres de protection du consommateur.

Cartographie de la finance en Afrique
L’ouvrage recèle une série d’indicateurs sur l’accès, la taille et l’efficacité des services financiers africains. Aujourd’hui, les systèmes bancaires africains sont stables, bien capitalisés et affichent un bon niveau de liquidité. Toutefois, ceux-ci manquent de profondeur, car trop dominés par les banques. Les transactions se font majoritairement à court terme, ce qui ne favorise guère le développement des affaires.

Les systèmes financiers manquent aussi d’ampleur : le taux de pénétration des agences bancaires par habitant est bien en dessous de la moyenne mondiale, ainsi que la disponibilité des guichets automatiques. Enfin, les services bancaires sont chers et en limitent l’accès pour des populations disposant en majorité de maigres ressources.

Thorsten Beck, Samuel Munzele Maimbo, Issa faye, Thouraya Triki, La finance au service de l’Afrique: au-delà de la crise, 2011.