Préface. Le trésor du Rif, Pierre Bonin, roman, 2006

Pierre Bonin, Le trésor du Rif, 2006.
M. Cliche écrit sur le monde arabe et l’islam depuis plus de vingt ans.

Je termine le roman de Pierre Bonin et ma première pensée va à l’auteur. Au terme de ce roman où se déploient l’aventure militaire, l’exotisme et le sentiment amoureux, j’admire en lui l’anthropologue, l’historien et le romancier.

L’anthropologue, d’abord : la description que fait M. Bonin du Maroc, un pays qui est comme ma deuxième maison, force l’estime. L’auteur n’aura pris que quelques semaines d’un séjour mémorable dans cette contrée si envoûtante pour saisir tout un pan de la société marocaine, de son histoire, de ses valeurs millénaires. Sa curiosité, sa rigueur dans la recherche du contexte ou se déroule le roman, son style précis, m’ont replongé dans les sentiments premiers à la source de ma passion pour ce pays considéré à juste titre comme un des plus magnifiques qui soit.

L’historien, ensuite : M. Bonin démontre une sensibilité remarquable. Sa description des conditions historiques et matérielles du Maroc et de la vie d’époque des légionnaires fera le bonheur de tous ceux qui s’intéressent à la culture arabe et à l’histoire militaire. L’auteur apporte un éclairage stimulant sur la participation des Québécois et Canadiens français au sein de cette organisation aussi singulière que méconnue au Québec.

Le romancier, enfin : de ce rapprochement entre une culture orientale mythique et une épopée militaire pleine de palpitations émerge une histoire au réalisme saisissant, qui divertit autant qu’elle informe.

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