Commerce militaire : voir la réalité en face

Le Continuum, 1er novembre 1982

Le commerce militaire est aujourd’hui une affaire de 550 milliards de dollars par année. Entre 1978 et 1982, 1 600 milliards de dollars ont été consacrés pour l’achat ou la vente de produits militaires à travers le monde.

Il serait trop facile de s’étendre sur les chiffres et les statistiques qui traitent de cette question. Tous savent que le commerce militaire implique des sommes gigantesques, fabuleuses.

À l’Université de Montréal, un Comité pour le désarmement a récemment vu le jour pour tenter de créer, en milieu étudiant, une conscientisation sur ce phénomène qui, pour plusieurs, constitue le problème numéro un de l’heure.

Une semaine mondiale du désarmement, qui s’est organisée un peu partout dans le monde, vient de se dérouler (25-29 octobre) et a été l’occasion pour plusieurs de s’informer sur l’état actuel de l’armement au niveau international. À ce titre, une bonne partie des participants ont été surpris de constater jusqu’à quel point l’arme nucléaire peut être destructrice et sans pardon.

Si, auparavant, la destruction totale était impensable, elle est aujourd’hui tout à fait concevable. Autant d’armes pour tuer autant d’humains, sans vainqueur, sans perdant, et ce au moment où les ressources deviennent encore plus inégalement réparties dans le monde.

C’est cette logique que remet en cause le mouvement antinucléaire. Les pacifistes ont pour objectif de créer les conditions pouvant amener la « nécessité du désarmement » et à faire prendre conscience de l’importance de regarder la réalité en face et se pas se rendre indirectement complice de la course actuelle aux armements.

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