Une organisation au service des handicapés de la rive sud

L’image, 13 février 1980

Vous prenez place à bord de l’autobus, pour vous rendre au travail, comme à tous les matins. Une personne prend place à côté de vous. Quelques stations plus loin, un handicapé, physique ou mental, entre dans l’autobus. Comme il se doit, un certain malaise s’empare des passagers. La personne à vos côtés subitement se lève, s’assied près de l’handicapé, et entame avec celui-ci une conversation passionnée.

Bien sûr, ce petit exposé, qui sert d’introduction à notre article, est fictif, mais ne vous étonnez pas, si un bon matin, vous voyez un(e) jeune étudiant)e) le matérialiser.

Ce cégépien(ne) pourrait bien être Jean-François, Monique, Carole, André, Sylvain, Nicole, Brigitte, Louise, Manon ou Patrice, c’est-à-dire une personne, qui, à tous les samedis, donne bénévolement de son temps envers une soixantaine d’handicapés, physiques ou mentaux, pour essayer de les divertir quelque peu après la semaine qui vient de se terminer.

Une association à but non lucratif
Naturellement, les gens ci-haut mentionnés sont les moniteurs avec qui les handicapés travaillent. Mais, au-dessus de cela, c’est toute une organisation qui régit les diverses activités qu’on y pratique. Cette association a pour nom « Association des parents et handicapés de la rive sud métropolitaine ». La présidente en est Mme Mariette Hamelin.

« C’est le 20 janvier 1976 que nous avons été reconnu un organisme à but non lucratif. Cependant, c’est en octobre de la même année que nous avons commencé les activités du samedi. Auparavant, il a fallu planifier les activités, trouver des moniteurs, des locaux appropriés etc. », précise Mme Hamelin.

« Notre association touche 18 villes et environ 135 handicapés y font partie. Ils viennent soit de foyers d’accueil, soit de leurs milieux familiaux, soit de foyers protégés, c’est-à-dire des endroits spécialisés pour les handicapés âgés de plus de 18 ans, » raconte-t-elle.

Le gros casse-tête : le manque de place
Lorsqu’on lui demande quel est le plus gros problème qu’elle a à faire face, Mme Hamelin est catégorique.

« Notre plus gros problème est de trouver un autre centre pour accueillir les handicapés, pour ainsi les regrouper par petit nombre plus homogène. L’école Bel-Essor, située à Longueuil, ne suffit plus. Depuis plus d’un an, nous cherchons un autre endroit pour occuper nos participants », mentionne-t-elle.

Mais comment fait l’association pour subvenir à ses besoins ? « Le gros de notre budget est dépensé en frais de transport (taxis). Ce sont des fonds qui proviennent des budgets des députés des environs, de dons (tel le 500 $ du concours lancé par Serge Savard en septembre dernier) et par une danse annuelle, qui aura d’ailleurs bientôt lieu, à savoir le 12 avril, à l’école Jacques-Rousseau de Longueuil, à partir de 20h30. Le coût est de 3 $ et toute la population est invitée », note Mme Hamelin.

Les activités spéciales
Mise à part la danse annuelle, d’autres activités de plus grande envergure sont organisées. Ainsi, une rencontre entre moniteurs, parents et handicapés est préparée pour la fête de Noël. Également, une fin de semaine dans le Nord (que les handicapés et les moniteurs viennent de vivre) est organisée. Cette activité, qui permet la pratique de plusieurs sports d’hiver, est, semble-t-il, très appréciée des participants. Et, enfin, au printemps, le groupe est convié à une partie de sucre, quelque part à nouveau dans le Nord de la province.

En somme, en donnant bénévolement de leur temps (il est bon de le rappeler) pour aider des handicapés, les membres de l’Association des parents et enfants handicapés de la rive sud métropolitaine accomplissent là un geste profondément humain, qu’il est parfois important de souligner et d’apprécier.

Voici les noms des membres du conseil d’administration de l’association : Mariette Hamelin, présidente, Jean-François Beaudet et André Migneault, vice-présidents, Thérèse Dudin, trésorière, Louisette Dupuis, secrétaire, Jacqueline Robichaud et Jean-Guy Létourneau, directeurs.

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