Une heure de plus dans les Maritimes…

Polémique, 15 octobre 1985

Quelle belle impression ont dû avoir cette années les nouveaux arrivants à l’Université, en voyant qu’il était 3:45 heures tôt le matin et 1:15 heures à la fin de la journée. Probablement impressionnés par leurs premiers pas dans l’enceinte universitaire, ils ont vite fait de remarquer qu’ils ne venaient pas nécessairement de taper « l’heure juste » à l’UdeM.

Depuis maintenant quelques jours, les non-porteurs de montre se croisent les doigts et marchent sur des œufs. Le système a, enfin, été rétabli. Mais s’il faut en croire M. François Beauchemin, de la Direction des immeubles, l’achat d’une montre sera presque un pré-requis obligatoire pour faire son entrée à l’Université.

« Le système des horloges est très coûteux à entretenir. Lors d’une panne, il faut faire des vérifications à la pièce et c’est pourquoi, dans un contexte de coupures budgétaires, le système va être progressivement enlevé. Seules les horloges opérationnelles et celles situées dans les endroits stratégiques, là où il y a beaucoup de monde, pourront, si les frais sont raisonnables, être maintenues, » explique M. Beauchemin.

Toujours selon notre interlocuteur, le retrait des horloges est un phénomène de plus en plus répandu dans les immeubles du gouvernement du Québec. Le système des horloges ne constitue pas une priorité pour l’Université, car il s’agit d’un service accessoire comparé à d’autres services, plus impératifs, tel la réparation des structures existantes.

En ce qui a trait à la dernière panne, il semblerait que l’horloge maîtresse, celle qui contrôle l’ensemble des horloges, ait fait des siennes (bris d’une pièce) et que les soumissions offertes pour la réparation aient pris plus de temps que prévu. La Direction des Immeubles n’a pu dénicher le fournisseur approprié que fin septembre, ce qui explique le retard considérable à la remise en fonction du système actuel.

Toutefois, dans le futur, les horloges défectueuses ne seront pas remplacées si leur remise « à l’heure » nécessite des coûts prohibitifs. Lentement et graduellement, elles vont, semble-t-il, faire leur disparition, au grand malheur des « pinces-sans-montre ».

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