L’assemblée universitaire ouvre son cœur…

Polémique, 5 novembre 1985

Depuis deux ans que la question est débattue, l’Assemblée universitaire a finalement consenti de permettre aux étudiants de siéger aux assemblées départementales et facultaires. Ce n’est pas un événement banal de la vie étudiante à l’Université de Montréal. Il s’agit bien au contraire d’une décision lourde de conséquences pour toutes les associations étudiantes, et qui pose de nouvelles responsabilités aux représentants étudiants, et qui pose de nouvelles responsabilités aux représentants étudiants.

Étant donné la place qui est sienne à l’intérieur des structures du militantisme étudiant, notre département avait été un des seuls à avoir obtenu des professeurs une participation à l’Assemblée départementale. Aussi, dans ce dossier, science politique et ses représentants ont clairement fait figure de pionniers et de leaders dans ce nouvel acquis des droits étudiants.

Pour notre département comme pour toutes les associations, il faudra bien sûr éviter le piège des discours clairsemés et des prises de position contradictoires. L’absence de coordination des différentes associations jetterait vite le discrédit sur les étudiants, accusés de tenir un discours incohérent.

Il importe donc, et c’est la première tâche à assumer pour la Commission pédagogique de la Faecum, que la concertation soit établie entre les différents représentants étudiants qui siégeront à l’Assemblée universitaire. De cette façon, les étudiants prouveront rapidement la pertinence de leur participation aux structures universitaires, et démontreront qu’ils sont des partenaires indispensables au bon fonctionnement de l’Université.

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