C.D. ET D.D. : départs et démissions

Polémique, 5 décembre 1985

Depuis le milieu de la session, un vent de désaffectation a insidieusement fait son entrée parmi les élus étudiants, du département de sciences politiques. Déjà, trois démissions ont été enregistrées et les potins estudiantins font état de deux autres départs pour le début du prochain trimestre.

Certes pur tous ceux mêlés de près ou de loin aux activités de notre département, il y a là de quoi s’inquiéter et se questionner. Contrairement à d’autres associations qui jouissent d’une bonne participation des étudiants, la nôtre semble manquer, cette année, de la stabilité nécessaire au fonctionnement d’une organisation qui se voudrait solide et efficace.

Sans tomber dans de douces banalités moralisatrices, il faut toutefois signaler que la désaffectation actuelle engage la responsabilité des élus étudiants. Tous ceux qui ont été élu l’ont été de leur propre gré, et pour un mandat d’un an. Comment expliquer, dès lors, qu’il y ait autant de démissions, et d’un seul coup ?

Tous les démissionnaires ont invoqué des raisons personnelles. Ces raisons sont sûrement très valables, et là-dessus, nous ne voulons pas nous attarder. Cependant, il est difficile de ne pas rattacher ces abdications successives à la force d’une vague de désabusement en face de laquelle plusieurs de nos élus ont malheureusement cédé.

Il y a fort à parler, en effet, que plusieurs de ces départs n’auraient pas eu lieu si l’association, dans son ensemble avait démontré plus d’acharnement et de dynamisme. Les nouveaux élus pourront peut-être amener plus d’entrain au C.D. et rehausser la qualité de la participation des étudiants au département. C’est beaucoup leur demander, mais c’est à souhaiter.

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