Stress et productivité

Magazine Courants, juillet-août-septembre 1989

Aux États-Unis, les pertes de productivité dues au stress représentent un manque à gagner de 50 à 100 milliards, rapporte le magazine Occupational Health and Safety. Parmi les causes de cette énorme perte de productivité, on compte non seulement le travail comme tel, mais aussi les problèmes vécus à l’extérieur que l’on ramène au bureau. Chose certaine, le gestionnaire a intérêt à amenuiser les facteurs qui entrainent un stress trop grand chez les employés.

Son intervention peut notamment se faire à deux niveaux : le milieu physique et les politiques de la firme. Les employés travaillent-ils dans un cadre approprié ? Leurs rôles sont-ils clairement définis ? Jouissent-ils de la reconnaissance qu’ils méritent ? Sont-ils considérés comme de simples outils de travail ou comme des êtres humains ? Les horaires sont-ils adaptés à leurs besoins ? Sont-ils informés des grandes stratégies de l’entreprise ? Leur fait-on confiance ?

Autant de questions à clarifier mais qui permettent, si elles sont abordées franchement, de diminuer le stress des employés. En agissant de la sorte, le gestionnaire instaure en fait un esprit de travail qui profite à tous : une dynamique dite de win-win, comme l’exprime si bien l’expression anglaise. Les employés sont plus heureux, ce qui se traduit, on le sait, par une productivité et une efficacité accrues.

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