La recette du best-seller

Magazine Courants, octobre-novembre-décembre 1989

Un livre d’à peu près 300 pages, écrit avec un style vivant qui accroche des les premières lignes et qui surprend par ses événements imprévisibles. Le personnage principal est une femme qui traverse des conflits mais qui finit par s’en sortir.

Voilà la recette du best-seller comme le décrit Claude Martin, professeur du département de communication de l’Université de Montréal.

Le chercheur a répertorie 65 000 best-sellers récents au Québec, en France et aux États-Unis. Il avait le choix. La maison Harlequin a publie, a elle seule, pas moins de 10 milliards de livres. Le Québec, sur son territoire, fait tout de même bonne figure. Le quart des best-sellers achetés au Québec sont écrits par des Québécois. On pense ici à La détresse et l’enchantement de Gabrielle Roy, Le Matou ainsi que Juliette Pomerleau d’Yves Beauchemin, ou Les filles de Caleb d’Arlette Cousture.

Selon Claude Martin, la littérature de masse est plus un media qu’un art. Elle doit répondre à des objectifs de production, de mise en marche et de distribution au même titre que les produits de consommation courante.

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