Le gestionnaire bon gars

Magazine Courants, mars-avril 1990

Les bons gars finissent les derniers, si on en croit l’expression populaire américaine. Quoi qu’il en soit, le gestionnaire bon gars court souvent après des difficultés, selon l’opinion d’experts en management. Ce qui confirme aussi ce qu’on observe autour de nous.

Quel est le principal défaut du bon gars ? II croit que le problème qu’il vit avec un employé disparaîtra de lui-même, s’il adopte une attitude conciliante. Erreur. Bien souvent, c’est le contraire qui arrive. Le problème empire et devient quasi insoluble. L’employé en question interprète l’attitude tolérante de son supérieur comme une approbation, ce qui l’encourage à continuer. La solution ? La fermeté. Quand un problème surgit, rencontrez l’employé immédiatement. Ne laissez pas pourrir la situation. Posez avec lui le problème en termes factuels, sans porter de jugement. Et venez-en à des solutions concrètes et applicables immédiatement.

Inspirer confiance
Pour réussir en affaires et dans sa carrière, il faut avoir confiance en ses moyens… et diffuser cette confiance parmi votre entourage. Pour y parvenir, quelques conseils. Arrivez un peu avant le début de toute rencontre importante. Arriver trop tôt ou trop tard inspire la méfiance, ou traduit de l’insouciance. Sachez comment sont places vos documents dans votre serviette. Si la situation le requiert, vous pourrez ainsi consulter un document sans perdre de temps. Si vous ne connaissez pas la réponse à une question, ne louvoyez pas. Admettez-le et tentez d’obtenir la réponse le plus tôt possible. Enfin, n’exposez pas vos problèmes personnels à vos collègues. II n’y a rien de pire pour nuire à votre image. Une personne qui parle de ses problèmes est perçue comme une personne dépendante et incapable d’assumer des responsabilités.

 

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