L’invasion du Koweït va-t-elle relancer l’énergie nucléaire ?

Magazine Courants, octobre-novembre-décembre 1990

Depuis l’invasion du Koweït par l’Irak, les lobbies énergétiques américains déploient leurs effort pour faire prendre conscience gouvernement de la dépendance des États-Unis vis-à-vis des importations pétrolières. Celles-ci équivalent à 50 % de la consommation nationale. Toutefois, le pétrole ne compte que pour 5,6 % de la production d’électricité. Parmi les plus actifs, on s’en doute : le lobby nucléaire. Les représentants de cette industrie tiennent en effet rappeler que les centrales nucléaire actuellement en exploitation permettraient de réduire les importations pétrolières de 740 000 baril par jour.

Par ailleurs, le secteur électrique s’inquiète des orientations que semble prendre le Département américain de l’énergie. Ce de dernier favorise les économies d’énergie au détriment des moyens de production. L’Institut électrique Edison, par la voix de son président, Robe Campbell, signale que les électriciens américains gèrent activement la demande depuis des années et que seules de nouvelles mises en chantier peuvent éviter des risques de rupture d’approvisionnement.

 

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