Le Canada, premier producteur d’uranium

Magazine Courants, janvier-février 1992

Le Canada reste le premier producteur d’uranium du monde, avec 30 % de tout l’uranium produit en Occident, rappelle un rapport du ministère fédéral de l’Énergie. La production totale atteignait, en 1990,
8 730 tonnes. C’est la Saskatchewan qui occupe le peloton de tête des producteurs d’uranium au pays, en raison notamment de la mine Key Lake, de la Cameco Corporation. Cette mine a produit, en 1990, 4 890 tonnes d’uranium. Elle est suivie par la mine Elliot Lake, située en Ontario, propriété de la firme Rio Algom.

Le bassin de l’Athabasca, en Saskatchewan, est le principal site d’exploration du Canada. Rappelons que l’uranium est utilisé pour la production d’électricité dans les centrales nucléaires. Près de 80 % de la production canadienne est envoyée à des sociétés d’électricité des États-Unis, du Japon et de l’Europe.

Déclarations sur l’environnement
Pour préparer le Sommet mondial de l’environnement qui aura lieu à Rio en juin 1992, les plus grandes organisations écologistes du monde se sont réunies en octobre à Bruxelles pour élaborer une nou­velle « bible écologique ».

Il s’agit en fait d’un ouvrage de 200 pages, intitulé Sauvons la planète, et qui a nécessité trois ans de rédaction. Il faut dire que plus de 500 collaborateurs étaient dans le coup. L’ouvrage propose des principes pour garantir l’avenir de la vie sur Terre, accompagnés de quelque 130 propositions d’action pour y parvenir.

Ces principes sont : respecter la communauté de la vie, améliorer sa qualité, préserver la vitalité et la diversité de la planète, respecter les limites de sa capacité de charge, changer les comportements et habitudes individuels, donner aux communautés les moyens de gérer leur propre environnement, créer un cadre national propice à l’intégration du développement et de la conservation et, enfin, instaurer une alliance mondiale.

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