Rester soi même

Magazine Courants, mars-avril 1989

Colloques, symposiums, forums, sommets, les occasions ne manquent pas pour les cadres et chefs d’entreprise d’ici de se rencontrer et de partager leurs dernières « aventures »  inspirait de telle ou telle approche de gestion. Souvent, cette inspiration vient d’ailleurs.

Toutefois, les Québécois ne sont pas pris au dépourvu, lorsque vient le temps de diffuser ces nouveaux concepts qui font la gloire des boites de consultants. Une preuve du dynamisme du monde des affaires du Québec. Or, s’il est louable de faire connaitre ces idées chez nous, il ne faut pas se contenter d’imiter, avertit Claude Béland, président de La Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec. II a fait cette remarque lors d’une rencontre de dirigeants d’importantes entreprises québécoises.

II faut dire que Claude Béland dirige lui-même une organisation originale et unique au Canada. « Le Québec étant unique, il faut prendre garde de copier des idées venues d’ailleurs. Si on veut conserver cette particularité qui nous distingue, on doit faire les choses à notre façon et trouver nous-mêmes les idées qui nous conviennent. Le mouvement Desjardins est lui-même ne d’une innovation bien québécoise pour devenir une entreprise dont, je pense, tous les Québécois sont fiers. Les Québécois, s’ils veulent préserver leur particularité, sont de toute façon tenus d’innover, de faire les choses a leur façon. »

Optimiste, Claude Béland conclut : « Comme peuple, nous avons d’ailleurs prouve, par le passe, que nous avons les richesses pour ce faire. »

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