Pour réduire le stress

Magazine Courants, mars-avril 1991

Êtes-vous de ceux qui s’irritent quand vous êtes au téléphone et que vous ne pouvez trouver votre agenda ou encore êtes-vous parfois tenté d’exprimer votre colère envers un collègue ? Si c’est le cas, vous apprécierez lire ces quelques conseils du consultant américain Michael Mercer, un psychologue renommé dans le domaine de la gestion du stress au travail.

Efforcez-vous de vous entendre avec tout le monde au bureau, du président au commis. Les gens peu stressés ont invariablement de bonnes relations avec tout leur entourage. Pour y arriver, tentez de trouver des points d’intérêt commun avec vos collègues et développez de saines relations à partir de cela. Agissez toujours de manière diplomatique, avec tact et politesse. Évitez les réactions de colère ou d’impatience, même lorsque vous êtes frustré. Enfreindre une seule fois cette règle peut être très dommageable. Il y a fort à parier en effet que la personne qui aura subi votre mauvaise humeur estimera que vous avez dévoilé vos véritables traits de caractère.

De plus, exprimer sa colère au travail entraîne à coup sûr une forme de représailles, directes ou indirectes, à court ou à long terme. Par ailleurs, assurez-vous de bien comprendre ce qui est attendu de votre travail. En d’autres mots, cernez correctement les attentes de votre supérieur. Comportez-vous en joueur d’équipe. Collaborer avec ses collègues suscite l’appréciation et permet d’éviter l’isolement. Enfin, ne soyez pas avare de compliments. Ceux qui reçoivent ces compliments ne l’oublieront pas quand vous leur demanderez un service, une faveur.

L’ascension latérale
Spécialistes ou cadres intermédiaires, tous s’en rendent bien compte. Les possibilités de promotion deviennent de plus en plus rares, donc de plus en plus difficiles. Avec l’abolition de niveaux hiérarchiques, ou d’unités administratives, finie l’époque où le cheminement de carrière est considéré uniquement sous l’angle de la promotion hiérarchique. Il ne faut donc pas être frustré outre mesure de rester plus longtemps que prévu dans un poste de même niveau hiérarchique. Ce qui compte avant tout, se disent un nombre grandissant de professionnels et de cadres, c’est la reconnaissance et la satisfaction. Ainsi, un des moyens de plus en plus appréciés pour cheminer est la promotion dite latérale. Voilà certes un changement de culture important, mais qui s’affirme progressivement dans les grandes entreprises.

Elle permet à l’individu de diversifier son expérience, d’user de nouvelles habiletés, de développer de nouvelles aptitudes. Une recherche menée au MIT, rapportée par HR Magazine, conclut que les personnes qui ont changé d’emploi au cours des dernières années, même pour des postes de même niveau, éprouvent plus de satisfaction au travail que celles ayant conservé le même emploi durant plusieurs années. Pour l’entreprise, la promotion latérale compte de nombreux avantages : elle permet de soutenir le développement des employés et, en favorisant le décloisonnement des fonctions, d’améliorer la collaboration et la communication dans l’entreprise.

Les commentaires sont clôturés.