Les défauts des patrons

Magazine Courants, mars-avril 1992

Un consultant américain, Robert Kaplan, a recensé les principaux défauts des patrons, à partir de sondages auprès d’employés de plusieurs firmes américaines. La liste est longue ! Énumérons-en quelques-uns. Au sommet de la liste : la politicaillerie. Les employés n’apprécient pas les patrons qui mettent plus d’énergie à bien paraître aux yeux de leurs supérieurs qu’à motiver leurs troupes.

Ensuite, il y a le manque de jugement. Par exemple, les patrons qui ne mettent pas les priorités à la bonne place ou qui appuient leurs décisions sur les émotions du moment. Autre carence des patrons : leur manque de disponibilité. Les employés se plaignent également des patrons indécis, paralysés par la peur de l’échec. Ils déplorent, en outre, le trop grand nombre de supérieurs qui sont arrogants. Il y a aussi les gestionnaires qui en demandent trop à leurs troupes et qui les poussent à l’essoufflement. Les employés n’aiment pas, par ailleurs, travailler pour des supérieurs trop individualistes, qui ne croient pas à l’esprit d’équipe et à la coopération. Triste bilan. Non, parce que personne n’est parfait, ni complètement mauvais. La méthode a surtout l’avantage de fournir de nombreuses pistes où les gestionnaires peuvent améliorer leur performance auprès de leurs employés.

Le soir au travail
Vous arrive-t-il de travailler tard au bureau, histoire de respecter une échéance ou de liquider un surplus de travail ? Si c’est le cas, il est normal que vous ressentiez, à un moment donné, une fatigue difficilement surmontable.

Voici quelques conseils pratiques, suggérés par des études scientifiques, qui permettent au corps de retrouver un peu d’énergie. Allez marcher 10 minutes. Il est démontré que le grand air donne plus d’énergie qu’un café ou qu’une barre de chocolat. Prenez une pause respiration de 2 minutes à chaque heure. Quand on travaille intensément, notre respiration ne nous procure généralement pas assez d’oxygène pour soutenir le rythme de travail. Il faut donc compenser par de profondes respirations. Vous pouvez également intercaler dans vos périodes de travail des séances de musique rythmée, qui vous donne le goût de bouger, allégeant ainsi le poids de la fatigue. Enfin, il existe un seuil de fatigue au-delà duquel notre rendement intellectuel ne peut être artificiellement maintenu, même à coups de marches ou de respirations profondes. À ce moment-là, mieux vaut aller se coucher.

 

Les commentaires sont clôturés.