Transformez vos habitudes

Magazine Courants, mai-juin-juillet 1991

Comment se débarrasser de certaines habitudes, telles que fumer ou prendre des repas trop copieux ? Inscrivez sur papier vos mauvaises habitudes et engagez-vous à les changer par contrat auprès de votre partenaire ou d’un ami ! Voilà ce que recommande le bulletin Communications Briefings. Pour éliminer une mauvaise habitude, il faut avant tout bien la connaître. Sur une période de 2 semaines, analysez-la afin d’y déceler un pattern. Par exemple, vous mangez trop. Est-ce surtout le midi ? Grignotez-vous lorsque vous regardez la télé ? En identifiant un pattern, il sera plus facile par la suite de le modifier. Fixez-vous des objectifs concrets et pas trop exigeants. Au lieu de dire : « Je ne fumerai plus », dites-vous : « Je fumerai trois cigarettes de moins par jour. » Substituez votre mauvaise habitude à une autre, plus convenable. Par exemple, prenez de l’eau au lieu de manger quand la fringale vous prend. Enfin, imaginez-vous avec votre nouvelle habitude. Si vous pouvez mentalement visualiser votre succès, il sera plus facile d’y parvenir.

La finesse du café
La vie électrique, publiée par Électricité de France, a interrogé Pierre Verlet, torréfacteur parisien de père en fils depuis 1880. Celui-ci fait part de conseils intéressants pour tous les amateurs de bon café. L’amateur de café, dit Pierre Verlet, doit acheter son café en grains, car il se conserve mieux et plus longtemps. Idéalement, le café doit être conservé pendant un mois, à l’abri de la lumière. Pour avoir un bon café, il faut prêter une attention particulière à l’eau versée dans la cafetière. Les eaux chlorées dénaturent le goût du café. Il faut donc utiliser de l’eau de source, qu’il faut faire frémir, et non bouillit; conseille l’expert, qui ajoute : « Le lait ou la crème sont des hérésies et rendent le breuvage indigeste, c’est diététiquement prouvé. » Quel est le meilleur café ? Cela dépend bien sûr des goûts de chacun, mais Pierre Verlet rapporte que « les cafés les plus rares, par conséquent les plus chers, sont cultivés sur une crête montagneuse est-ouest, appelée Blue Montain, en Jamaïque ».

La bibliométrie au service de l’entreprise
Saviez-vous que plus de 2 millions d’articles scientifiques paraissent chaque année dans 60 000 revues ? Devant cette avalanche d’informations, comment reconnaître celles qui sont pertinentes pour notre travail ? Une technique, rapportée par Le Monde, peut s’avérer une aide précieuse : la bibliométrie. Née en 1969, cette technique consiste en «l’application des mathématiques et des méthodes statistiques aux livres, articles et autres moyens de communication ». La bibliométrie distingue deux catégories de méthodes : les méthodes unidimensionnelles, qui consistent à compter les publications répondant à un critère donné ; et les méthodes bidimensionnelles, qui tentent d’établir des liens entre différentes publications. En analysant les mots clés des ouvrages ou en comptant les cocitations des articles (les mentions que les auteurs font les uns des autres), on peut en arriver à tisser un réseau de références qui permet de « cerner des redondances et donc de réduire le nombre d’articles à étudier ».

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