Arrondissement NDG, un havre méconnu

La Presse, 3 février 2003

JE NE VOUS DIRAI PAS de Notre-Dame-de-Grâce (NDG), avec ce ton de faux initié, que ce quartier de Montréal abrite les « meilleurs restos en ville », les bistros les plus charmants de la métropole ou l’atmosphère la plus branchée de la cité.

Ce que l’on aime à NDG, c’est justement cette assurance tranquille de vivre dans un quartier offrant une qualité de vie sans pareille, sans cette urgence de le déclamer.

Après presque 10 ans de plateau Mont-Royal, s’établir à NDG est comme une expatriation.

Tout diffère du quartier branché de Montréal : la représentation linguistique, encore
majoritairement anglophone, la composition religieuse (juive et protestante), les minorités ethniques qui y habitent (coréenne, russophone), sans compter les poussettes de la rue Monkland qui tranchent singulièrement avec les promeneurs solitaires de la rue Mont-Royal.

Ce sont justement les familles qui raffolent de NDG, et on les comprend.

Le quartier fait la synthèse parfaite entre les avantages de la vie urbaine et les bienfaits de la banlieue : belles maisons avec leur histoire gravées de pierres, grandes cours, parcs nombreux et animés, voisins avenants et chaleureux.

Mais, surtout, on chérit ces si agréables promenades de soirée, à pied ou à vélo, au rythme posé de cet îlot qui fait de NDG le meilleur quartier en ville, of course.

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