Les cercles de qualité : nature et stratégies d’implantation

Magazine Courants, septembre-octobre 1988

Pierre R. Turcotte, Jean-Louis Bergeron, Les cercles de qualité : nature et stratégie d’implantation, Montréal, Éditions Agence d’Arc, 1984.

Créés au début des années 60 par les Japonais, alors réputés pour la piètre qualité de leurs produits, les cercles de qualité ont rapidement fait boule de neige en Amérique du Nord, notamment au sein des grandes entreprises manufacturières.

C’est la haute qualité des produits exportés du Japon dans les années 70 et 80 qui explique leur popularité grandissante, mentionnent Pierre R. Turcotte et Jean-Louis Bergeron, dans leur ouvrage Les cercles de qualité : nature et stratégie d’implantation. Défini comme un groupe de travail cherchant à identifier, analyser et résoudre des problèmes reliés au travail, un cercle de qualité s’attache surtout à la production.

L’aspect humain est traité au sein des programmes d’amélioration de la qualité de vie au travail, nommés QVT. Ces deux programmes, complémentaires, s’avèrent un nouvel outil de gestion misant sur la participation des travailleurs, appelés à user d’initiative et de créativité. Les auteurs consacrent la majeure partie de leur ouvrage à la stratégie d’implantation des cercles de qualité, avant, pendant et après leur mise sur pied.

« À notre avis, disent les deux professeurs, la façon dont les cercles de qualité ont été mis en place et leur gestion subséquente peuvent expliquer leur succès ou leur échec. » Établir une stratégie cohérente, bâtir une structure de support, mettre au point un programme de formation adéquat, favoriser une implantation en douceur-et assurer une évaluation continue du programme sont au nombre des étapes à suivre, insistent les chercheurs, pour permettre aux cercles de qualité de prouver leur efficacité comme outil de gestion.

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