Se souvenir des noms

Magazine Courants, mai-juin 1992

Certains l’ont, d’autres pas. Cette capacité à retenir les noms des interlocuteurs. C’est pourtant un atout essentiel pour entretenir un réseau et en retirer des avantages. Il nous est tous arriver de rencontrer quelqu’un qui, même après une longue période, se souvient de notre nom : quelque part, on apprécie cela comme un hommage, qui contribue à bien amorcer la rencontre. Alors, pourquoi ne faites-vous pas de même ? Il y a des moyens pour développer la mémoire des noms. Avant une rencontre, ayez comme objectif de retenir le nom de quatre personnes. Quand vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, prononcez son nom à haute voix et faites une association avec quelqu’un que vous connaissez déjà. « Jean-Guy, du nom de mon beau-frère. » Et si, malencontreusement, vous revoyez une personne dont vous avez oublié le nom, souriez et mentionnez : « Redites-moi votre nom. Je me souviens que nous avons parlé de…»

Du mauvais usage de l’autorité
Plusieurs études ont fait la preuve que la manière d’exercer l’autorité a une grande influence sur la productivité et le moral des employés. Mais c’est souvent le dernier élément soulevé par les dirigeants lorsqu’ils tentent de comprendre la baisse de productivité de l’entreprise. Selon le bulletin Boardroom, un cadre peut abuser de son autorité de trois façons : en voulant être autonome, c’est-à-dire en travaillant seul, sans utiliser les talents de son équipe ; en dissociant l’autorité de la responsabilité, c’est-à-dire en concentrant l’autorité dans les mains de quelques gestionnaires mais en dispersant la responsabilité dans les échelons subalternes ; et, enfin, en s’accaparant seul des bons coups, sans en partager les honneurs avec les employés.

L’humour profitable
Un sondage mené récemment aux États-Unis auprès de cadres de 200 grandes entreprises révèle ceci : 96 % d’entre eux mentionnent que les employés ayant le sens de l’humour performent davantage que leurs confrères à la mine patibulaire. En fait, aucun des participants n’a répondu l’inverse, soit que les employés maussades ou pessimistes travaillent mieux. Le sondage tend à démontrer que ceux qui aiment rire, même dans des moments de tension, sont de meilleurs communicateurs et endurent mieux le stress.

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